09.06.2009
Pendant que je ne bloggues pas…
Je fais du bénévolat au sein de l'association NSI.
Tous les dimanches depuis le mois de février, je rends visite à Aimée. Quand j’arrive elle me demande comment ça va, me sert une ricorée et me propose un chocolat. Et puis ensuite je lui prête mon bras pour qu'on aille se promener dans le jardin en bas, mais seulement quand elle se sent assez en forme pour ça.
Quand il ne fait pas beau, on passe l’après-midi dans son appartement. Elle me montre ces carnets de voyages, me raconte ces souvenirs et ces tracas. Elle me parle des fleurs qu’elle aime tant et de son René qui est parti, il y a maintenant plus de 10 ans.
Elle me raconte que Paris c’était mieux avant. Je lui raconte que ce n’est pas si mal maintenant.
Elle me dit que j’ai bien le temps pour penser aux enfants et que je parle trop vite et avec trop d’empressement.
Elle me reproche aussi de perdre mon temps et me conseille souvent de faire quelque chose de plus intéressant que de passer mes dimanches après-midi avec une vieille mamie.
« Vivez mon petit ! », voilà ce qu’Aimée me dit et me redit.
Des fois je me demande :
- Combien de chance, y’avait-il pour qu’on se rencontre ?
- Combien de chance, y’avait-il pour qu’on s’entende ?
- Combien de chance, y’avait-il pour qu’elle me laisse rentrer dans sa vie ?
- Combien de chance, y’avait-il que moi aussi j’en ai envie ?
Très peu assurément : Aimée est née à Paris, il y a 88 ans. Je suis née à Colmar, 61 ans plus tard.
Et pourtant, le hasard de la vie a fait que celle qui n'avait plus de grand parents retrouve une mamie et que celle qui n'a jamais eu de petits enfants ait enfin une petite fille.
Si vous souhaitez vous aussi faire du bénévolat, n’hésitez pas à me contacter ou adressez-vous directement à Arlette Fleming, présidente de l’association NSI
00:01 Publié dans Une vie de blonde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bénévolat, nsi, personne agée, paris




Commentaires
Et voilà, j'ai les larmes aux yeux !
Ecrit par : Amelie / Ces petits riens parisiens | 18.06.2009
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